« Demain, tous crétins ? », quand les perturbateurs endocriniens troublent notre cerveau (La Croix)

La Croix 
Par Denis Sergent

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Baisse du QI, troubles du comportement, autisme… De plus en plus d’endocrinologues et de neurobiologistes mettent en cause l’augmentation des perturbateurs endocriniens. Avec de bons arguments.

« Nous entravons le développement intellectuel de nos enfants… Dans quelques années, nous nous demanderons comment a-t-on pu en arriver là ? », s’interroge franchement Thomas Zoeller, endocrinologue à l’université du Massachusetts, dans ce documentaire interpellant de Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade, déjà diffusé sur Arte, qui permet de bien comprendre ce vaste et complexe problème.

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Thyroïde : le manque d’iode perturbe notre cerveau (Pleine Vie)

Pleine Vie
Par Christine Vilnet

La pollution chimique peut rentre difficile l’assimilation de l’iode dont le déficit met en danger notre cerveau et l’état général. Quelles mesures prendre ?

Pour fonctionner la thyroïde a besoin de deux éléments clés : l’iode et le sélénium issus de l’alimentation. Grâce à eux, elle sécrète des hormones thyroïdiennes (T3 et T4) indispensables à la régulation de tout l’organisme (cœur, digestion, système nerveux).
On sait que si l’on manque d’iode et que la thyroïde est ralentie (hypothyroïdie), on peut devenir déprimé, avoir des pertes de mémoire, prendre du poids.

Ce risque de déficience en iode peut être aussi dramatique chez des femmes enceintes mais il est tout aussi préoccupant dans toute la population, en raison des liens entre la thyroïde et le cerveau. « Tout le monde a besoin d’iode ; à tout âge, les hormones thyroïdiennes sont nécessaires au maintien de la fonction cérébrale », nous dit Barbara Demeneix, biologiste et auteure de « Cocktail toxique, comment les perturbateurs endocriniens empoisonnent notre cerveau », paru chez Odile Jacob.

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Autisme : les Etats-Unis s’alarment de l’augmentation des cas (TV5 Monde)

TV5 Monde
Par Pascal Hérard

Un rapport gouvernemental publié ce jeudi 26 avril 2018 indique que le taux d’enfants autistes américains est passé de 1,5% de la population à 1,7% en trois ans. Cette augmentation très importante n’a pas d’explication officielle, mais des facteurs environnementaux par la pollution chimique sont pointés du doigt.

Une étude prospective menée en Californie entre 1997 et 2008 a, par exemple, montré que la probabilité d’avoir un enfant autiste augmentait à mesure que le lieu de résidence des femmes enceintes était proche des champs traités au chlorpyriphos, un insecticide organophosphoré qui interfère avec le système thyroïdien. Aujourd’hui, il n’est plus possible de nier les effets de l’environnement sur ces troubles.
Barbara Demeneix

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Les effets des perturbateurs endocriniens sur la santé (RFI)

RFI – Priorité Santé
Par Chantal Lorho

Pesticides, plastiques, pollution de l’air… Chaque jour, des centaines de milliers de produits chimiques sont rejetés dans notre environnement. Ces produits chimiques contiennent des perturbateurs endocriniens, qui ont des effets néfastes notamment sur le cerveau, et ce, dès la conception des enfants. Quel est l’impact de ces pollutions chimiques sur le développement cérébral ? Peut-on évaluer leurs effets sur certains troubles cognitifs ?

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© Les thématiques de la recherche en santé-environnement et santé au travail en France, de 2006 à 2016.Wikimedia/CC BY-SA 4.0/ Nathalie Ruault

Avec :

  • Barbara Demeneix, professeur au Muséum national d’Histoire naturelle, auteur de Cocktail toxique : Comment les perturbateurs endocriniens empoisonnent notre cerveau, aux éditions Odile Jacob.
  • Claire Richaud, bénévole pour l’association Générations Cobayes.
  • Pr Abdoulaye Leye, endocrinologue, chef du service de Médecine interne/endocrinologie-diabétologie au Centre hospitalier national universitaire de Pikine t enseignant à l’Université de Médecine Cheikh Anta Diop de Dakar, au Sénégal.

En fin d’émission, nous retrouvons la chronique nutrition de Stéphane Besançon, nutritionniste et directeur de l’ONG Santé Diabète à Bamako au Mali.

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Perturbateurs endocriniens : le grand péril pour le cerveau ? (Science & Vie)

Science & Vie
Par Adeline Colonat

Ces substances chimiques responsables de troubles hormonaux parviendraient à atteindre le cerveau des foetus en modifiant l’activité des hormones… et par là même en réduisant les capacités cérébrales.

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© Pixabay

On les trouve dans nos aliments, les cosmétiques, les textiles, les emballages plastique… Autant dire partout. Ils s’appellent pesticides, phtalates, bisphénol, PCB, parabène… Tous sont des “perturbateurs endocriniens”.

Car ces molécules de synthèse ont une structure si proche de celle de nos hormones qu’elles interfèrent avec notre système endocrinien, produisant des effets délétères – en particulier sur le développement de l’appareil reproducteur, l’âge de la puberté (toujours plus précoce) ou le risque de cancer hormono-dépendant. Mais les perturbateurs endocriniens affecteraient aussi notre cerveau, d’après un nombre croissant d’études synthétisées par Barbara Demeneix, du laboratoire Evolution des régulations endocriniennes (CNRS/MNHN) et dont faisait état un récent documentaire diffusé sur Arte.

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Les perturbateurs endocriniens empoisonnent les cerveaux des fœtus (Ouest France)

Ouest France
Par Samuel Nohra

Conférence au CHU de Rennes le jeudi 5 avril 2018 à 18h30. 

Ils sont omniprésents dans notre environnement et dans notre nourriture et aussi dans nos corps. Les perturbateurs endocriniens! Ces cocktails de molécules chimiques se transmettent aussi dans le fœtus via la maman et toucheraient le développement du cerveau. Des spécialistes dont Barbara Demeneix, professeure au laboratoire d’évolution des régulations endocriniennes au muséum d’histoire naturelle de Paris en parleront lors d’une conférence au CHU ce jeudi 5 avril.

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© L’échographie d’un fœtus | Ouest France

Chemicals used to make everyday items linked to brain disorders in children, study finds (The Independent)

The Independent
By May Bulman

Exposure to chemicals used to manufacture everyday items such as cosmetics, furniture and plastics could be linked to brain development disorders in children, a medical review has found.

A report published in Endocrine Connections found that a number of common chemicals can interfere with thyroid hormone actions – which are essential for normal brain development of children – in pregnant women.

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© Getty

Reference: Bilal B Mughal, Jean-Baptiste Fini, Barbara Demeneix. Thyroid disrupting chemicals and brain development: an update. Endocrine Connections, 2018; EC-18-0029 DOI: 10.1530/EC-18-0029 

Barbara Demeneix : “Les perturbateurs endocriniens nuisent au bon développement du cerveau” (Magazine La Recherche)

La Recherche
Propos recueillis par Bérénice Robert (mensuel 533)

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© La Recherche

Scientifique engagée dans la lutte contre les substances chimiques qui affectent notre système hormonal, massivement présentes tout autour de nous, dans la nourriture, l’eau ou les cosmétiques, Barbara Demeneix a étudié leur nocivité, en particulier leur impact sur l’hormone thyroïdienne.

Dans le cadre du règlement européen sur les pesticides, les 28 pays de l’Union européenne, représentés par un comité d’experts, ont adopté, le 13 décembre 2017, une définition des perturbateurs endocriniens à partir de critères établis par la Commission européenne. Une nouvelle qui a réjoui Barbara Demeneix, professeure au Muséum national d’histoire naturelle, à Paris. L’endocrinologue d’origine britannique s’est spécialisée dans l’étude de l’hormone thyroïdienne, indispensable au développement du cerveau. Au cours de ses nombreux travaux sur le sujet, elle a pu observer comment les multiples composés chimiques qui polluent notre environnement, et en particulier les perturbateurs endocriniens, affectent la production de cette hormone. Elles perturbent par là même le développement cérébral des nouvelles générations. Face à la baisse générale du quotient intellectuel et à l’augmentation du nombre de troubles du spectre autistique, Barbara Demeneix plaide en faveur d’une meilleure législation.

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Baisse du QI, troubles de la mémoire, autisme: comment la pollution affecte notre cerveau (Europe 1)

Europe 1
Par Thibauld Mathieu

Si le lien entre pollution et maladies respiratoires et cardiovasculaires est aujourd’hui largement reconnu, de plus en plus d’études attestent aussi de ses effets sur le cerveau.

De quelle pollution parle-t-on ? Plomb, cadmium, mercure… Le cerveau est d’abord altéré par les métaux présents dans l’air, dans les sols, dans l’eau des rivières. Mais la pollution de l’air existe aussi à l’intérieur des locaux, dans les écoles notamment. Des milliers de produits chimiques sont ainsi capables d’interférer avec notre système endocrinien. C’est le cas des retardateurs de flammes, des imperméabilisants dans les vêtements, des emballages plastiques ou encore des pesticides, comme le DDT (dichlorodiphényltrichloroéthane). Interdit depuis les années 1970, cet insecticide agit encore sur notre organisme.

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How chemicals can result in autism and IQ loss in developing children (ECHA)

Echa2Nowadays, there is concern about endocrine-disrupting chemicals, especially their interference on the thyroid gland. The impact on thyroid hormone levels, especially for pregnant women during the first three months of pregnancy, may result in neurodevelopmental diseases, autism and IQ loss in the unborn child. We spoke to Barbara Demeneix, Professor from the French National Museum of Natural History, to ask why these chemicals affect the signalling of thyroid hormones and what we can do to protect our children.

>> Read European Chemicals Agency’s newsletter (February 2018)