TV documentary shows how EDCs are affecting our brains (HEAL Press Release)

Health and Environment Alliance (HEAL)

Brussels, 7 November 2017 – Exposure to endocrine disrupting chemicals may explain the fall in IQ and the explosion in mental development problems in children that have taken place over the past 20 years.

The French TV documentary, “Demain, tous crétins?” (Brains in danger?), which makes the case for this worrying proposition, is due to be screened on the French and German television channel, Arte at 22.35 pm (CET) on 11 November 2017. (1)

Until now, exposure to endocrine – or hormone – disrupting chemicals (EDCs) has most often been associated with falling fertility rates and increases in certain cancers. In this 56-minute feature film, scientists show why they are convinced that exposure to chemicals is disturbing normal brain development in children, especially during the first three months of life in the womb.

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La biologiste qui traque les perturbateurs endocriniens (Le Point)

Le Point
Par Béatrice Parino

Auteur de “Cocktail toxique” (Odile Jacob), Barbara Demeneix analyse les effets de la chimie sur le cerveau.

« Nombre de produits chimiques présents dans notre environnement interfèrent avec l’un des principaux régulateurs du développement du cerveau : l’hormone thyroïdienne » 

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© Julien Faure, le 25 octobre 2017, pour “Le Point”

On appelle ces substances des perturbateurs endocriniens… Parce qu’ils contiennent des molécules de chlore, de brome ou encore du fluor, ils viennent interférer avec l’iode, essentiel au fonctionnement de la thyroïde – leurs structures chimiques sont proches. Ces perturbateurs sont partout : dans nos aliments, dans l’air, dans nos vêtements, dans nos cosmétiques, dans nos détergents, dans les jouets… Impossible de vivre sans, où que l’on habite sur Terre. Citadins et campagnards, habitants des pays développés et de contrées plus pauvres, nous baignons tous dans une bouillante marmite chimique. En Europe, 143 000 substances sont sur le marché… Quant à la production de l’industrie chimique, elle a été multipliée par 300 depuis les années 1970.

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« Il n’est plus possible de nier l’effet de l’environnement sur le cerveau » (Le Monde)

Le Monde
Propos recueillis Stéphane Foucart

Demain, tous crétins ? La chaîne Arte diffusera, samedi 11 novembre, en partenariat avec Le Monde, un documentaire au titre en apparence potache, mais dont le sujet est d’une singulière gravité. Le film expose les travaux de chercheurs français et américains montrant que l’érosion récente des capacités cognitives des populations occidentales est, en partie au moins, liée à l’exposition à certains perturbateurs endocriniens.

La biologiste Barbara Demeneix (CNRS-Muséum national d’histoire naturelle), l’une des protagonistes du film, détaille les traits saillants de son travail sur le sujet, également développés dans un livre paru le 25 octobre (Cocktail toxique. Comment les perturbateurs endocriniens empoisonnent notre cerveau, Odile Jacob, 320 pages, 24 euros).

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Des perturbateurs endocriniens dérèglent la thyroïde chez les fillettes

Sciences et Avenir
Par Marine Van Der Kluft

Les perturbateurs endocriniens perturbent. De plus en plus d’études prouvent leurs effets nocifs pour la santé, mais la Commission Européenne se montre frileuse aux interdictions. En font partie les phtalates, des produits chimiques trouvés dans les jouets et les produits cosmétiques. Ces plastifiants servent à assouplir les matériaux. Selon une étude de Santé Publique France, ils sont présents chez 99,6% des femmes enceintes. Pourtant, ils sont connus pour leurs effets sur le système reproductif et endocrinien (qui produit les hormones). Une étude s’est penchée sur l’action de ces perturbateurs sur la thyroïde, la glande qui joue un rôle central dans le développement du cerveau. Publiée le 30 mai 2017 dans Environment International, elle montre, chez des jeunes filles de 3 ans, que les phtalates agissent sur une hormone thyroïdienne, la thyroxine libre.

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Les phtalates sont des produits chimiques utilisés en majorité dans les jouets et les produits cosmétiques.   © RICH PEDRONCELLI/AP/SIPA

Le Maine Livres : Le Cerveau Endommagé

Le Maine Libre – Livres
Par Frédérique Bréhaut

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© Hervé PETITBON

Dans la cour hors d’âge des laboratoires du Muséum d’Histoire naturelle de Paris, Barbara Demeneix, sécateur en main, toise le pot où s’obstine un rosier malingre. « Montez dans mon bureau, je m’occupe d’abord du rosier ».

La biologiste spécialiste mondiale des perturbateurs endocriniens garde de ses racines galloises et d’une grand-mère aux mains vertes, le goût des jardins. Même devant un rosier fatigué « qui au moins n’est pas traité aux pesticides », assure-t-elle.

Car les recherches de cette éminente scientifique dénoncent l’effarante toxicité des perturbateurs endocriniens. Bisphénol A, Distilbène, phtalates, mercure, sont parmi les plus connus des composés chimiques dont l’absorption entre autres méfaits sur la santé, altère le développement du cerveau.

« En 1962, la biologiste américaine Rachel Carson prédisait déjà que les effets du DDT affecteraient les humains. Le terme de perturbateur endocrinien est apparu en 1992, moment où le processus a été nommé »…

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Conférence CHU de Liège le 11 mai 2017

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Barbara Demeneix est l’invitée du CHU de Liège ce 11 mai pour une conférence sur le thème : « Perturbateurs endocriniens : quels cerveaux en 2047 ? » Une conférence qui s’inscrit dans les « Grandes Conférences Médicales » organisées par le CHU à l’occasion de son 30e anniversaire.  Le Pr. Demeneix succède ainsi au Pr. Guy Vallancien qui, le 11 mars, avait parlé de « Médecine et technologie : quel médecin en 2047 ? » et précède le Pr. Yvon Englert, Recteur de l’ULB qui, le 23 novembre, abordera « Médecine et éthique : comment baliser le chemin d’ici 2047 ? »). Toutes ces conférences ont volontairement été orientées vers la médecine du futur.

Technologique, environnemental et éthique, le triptyque des grandes conférences médicales du CHU de Liège se veut un moment de recul et de réflexion sur une médecine en grande mutation. Des conférences qui s’adressent au « grand public avisé », l’accréditation étant accordée aux médecins participants.

Barbara Demeneix,  professeur au laboratoire d’évolution des régulations endocriniennes au Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris, auteur de « Le cerveau endommagé » (Odile Jacob – 2014) et de « Toxic Cocktail » (Oxford University Press, traduction à paraître Odile Jacob – 2017),  est l’experte mondiale de la perturbation endocrinienne. Elle sera présentée par le Pr. Anne-Simone Parent du CHU de Liège, endocrinologue pédiatrique.

Extrait de l’article CHUchotis du Jeudi
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Jeunes cerveaux en danger

Alternatives Economiques
Par Antoine de Ravignan

Du bisphénol A dans les plastiques et encore dans les tickets de caisse, des retardateurs de flamme bromés dans les meubles et les moquettes, des phtalates, des perchlorates…, l’invasion des perturbateurs endocriniens dans notre environnement n’est pas qu’une menace pour les générations présentes. C’est aussi une bombe à retardement pour les générations futures en raison de l’impact de ces substances chimiques sur le développement du cerveau, et ce dès la conception. C’est ce que vient de rappeler une note de l’ONG britannique CHEM Trust, validée par deux éminents chercheurs en santé environnementale, Barbara Demeneix (CNRS) et Philippe Grandjean (Universités de Copenhague et Harvard).

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Les perturbateurs endocriniens, une menace pour notre intelligence

The Conversation France
Par Barbara Demeneix

L’expérience a été menée sur le cerveau de grenouilles. De têtards même, pour être précis. Elle a consisté à exposer des embryons de l’espèce Xenopus laevis à un mélange de produits chimiques comparable à celui trouvé dans le liquide amniotique de la plupart des femmes enceintes. Parmi lesquels le plus connu est le bisphénol A présent, par exemple, dans les tickets de caisse. Le résultat, publié le 7 mars dans le journal Scientific Reports, montre que les neurones, chez ces têtards, sont plus petits.

Réalisée dans notre laboratoire du Muséum d’histoire naturelle, à Paris, cette expérimentation pourrait paraître bien éloignée de nos préoccupations d’humains, nous qui ressemblons si peu à des batraciens. Mais contrairement aux apparences, nous avons un important point commun : l’hormone produite par la thyroïde, cette glande du cou située au-dessus du sternum. L’hormone thyroïdienne est identique, à l’atome près, chez les humains, les grenouilles, ou encore les requins, les oiseaux, les souris. Et elle joue un rôle clé dans le développement du cerveau.

Ainsi, nos travaux permettent d’établir, scientifiquement, le fait suivant : quand des substances interfèrent avec l’hormone thyroïdienne chez les têtards, elles font planer également une menace sur l’intelligence chez les humains…

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Neurones en danger

Le Journal du Dimanche
Par Juliette Demey

Une étude montre que quinze molécules nocives passent la barrière du placenta et se retrouvent au contact du fœtus. En recréant ce “cocktail” en laboratoire, des chercheurs montrent des effets désastreux pour la croissance du cerveau.

En analysant les cerveaux des têtards exposés, les chercheurs ont constaté une série de perturbations dans l’expression des gènes et la division cellulaire. Autre découverte, “le volume des neurones et des oligodendrocytes, ces cellules formant la gaine de myéline qui permet la transmission de l’information du cerveau vers les organes, est réduit”, détaille Jean-Baptiste Fini.

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New publication in PLOS ONE

Ischemic heart disease is the major cause of death worldwide. When adult humans suffer a heart attack the damaged muscle does not regenerate. Instead, a build-up of permanent scar tissue prevents heart repair, reducing cardiac performance, leading to death in the long term. Over recent years, researchers have explored heart injury in various animal models to understand the process of scarring and repair so as to provide therapies for damaged hearts.

Our team looked at heart injury in adult frogs (Xenopus laevis), a previously uncharacterised model. Now frogs can be used to compare injury responses with models that can and cannot regenerate the heart, and provide leads as to the mechanisms involved.  We found that the responses were similar to adult mammals (i.e. humans). Almost one year after injury, heart cardiomyocyte cells remained hypertrophic (increased in size) and were not properly organised like uninjured hearts, additionally the organ tissue remained scarred. We hope that future work with this model will help to understand mechanisms in heart scarring and ways to help regeneration following cardiac injury.

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Endoscopic ventricle biopsy procedure in adult frogs induces a fibrous scar with absence of heart regeneration.
journal.pone.0173418.g008

Endoscopic procedure in anesthetised frog allows “in situ” live visualisation of the operating field and collection ventricle tissue in the apical region using biopsy forceps. The resulting outcome for the frog heart is the induction of scar related gene expression during the first week post-amputation (SHORT TERM) and the establishment of a persistent fibrous scar, cardiac hypertrophy and sarcomere disorganisation at the amputation site, without the capacity for the cardiac tissue to regenerate, even after almost one year (LONG TERM).

© 2017 Marshall et al.


Marshall L., Vivien C., Girardot F., Péricard L., Demeneix B.A., Coen L., Chai N. (2017) Persistent fibrosis, hypertrophy and sarcomere disorganisation after endoscopy-guided heart resection in adult Xenopus. PLoS One, 9;12(3):e0173418. doi: 10.1371/journal.pone.0173418.

Les produits chimiques, néfastes pour le développement du cerveau

La Libre Belgique
Par Camille De Marcilly

Perturbateurs endocriniens, bisphénol A, substances toxiques dans les couches pour bébés, glyphosate… les scandales sanitaires liés aux substances chimiques présentes dans l’alimentation et les produits de consommation courante (jouets, meubles, équipements électroniques, vêtements…) se succèdent. Un rapport de l’association britannique Chem Trust publié ce mardi jette un nouveau pavé dans la mare : l’exposition à ces produits peut porter atteinte au développement cérébral de l’enfant. Pour Barbara Demeneix, professeure et chercheuse au Museum d’histoire naturelle de Paris, auteure du “Cerveau endommagé” (Odile Jacob), il est temps d’agir.

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Les perturbateurs endocriniens, une menace pour le développement du cerveau

Le Monde
Par Liudmilla Terres

Une étude et un rapport publiés mardi 7 mars pointent du doigt les perturbateurs endocriniens et leurs impacts sur la croissance du cerveau. La première, parue dans la revue Scientific Reports, a été menée par une équipe de chercheurs du laboratoire Evolution des régulations endocriniennes (Muséum national d’histoire naturelle-CNRS). Le second a été rédigé par plusieurs experts à la demande de l’association caritative britannique CHEM Trust.

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Dans un magasin bio à Paris, en 2014. ©JOEL SAGET / AFP (Photo publiée sur le site  LeMonde.fr)

New publication in Scientific Reports

DrapeauUK  We are all exposed on a daily basis to a complex mixture of chemicals present in numerous daily products. Our team made a mixture of 15 most common chemicals at concentrations found in human amniotic fluid. We tested the effect of a short exposure (3 days) to the mixture on frog embryonic tadpoles (Xenopus laevis). Not only did the mixture affect thyroid hormone signaling, which is essential for normal brain development in all vertebrates, but also altered brain gene expression, reduced neuron volume and inhibited tadpole movement. As thyroid hormone is exactly the same in frogs and humans, these findings suggest that exposure to common chemicals can adversely affect brain development in unborn children.

>> More information (Museum website)


DrapeauFR  Nous sommes tous exposés quotidiennement à des mélanges de produits chimiques présents dans de nombreux produits de la vie courante. Notre équipe a réalisé un mélange de 15 produits chimiques à des concentrations trouvées dans le liquide amniotique humain. Ce mélange a été testé sur des embryons de grenouilles (Xenopus laevis). Une courte exposition (3 jours) au mélange a affecté le fonctionnement des hormones thyroïdiennes, essentielles au bon développement du cerveau chez les vertébrés, mais a également modifié l’expression de plusieurs gènes du cerveau, réduit le volume des neurones et inhibé le mouvement des têtards. Les hormones thyroïdiennes étant exactement les mêmes chez les grenouilles et les humains, les résultats de cette étude suggèrent que l’exposition à ces produits chimiques courants peut nuire au développement du cerveau des fœtus.

>> Plus d’informations (site du Muséum)


CaptureEmbryonic xenopus brains (1 week post fertilization), treated (B) or untreated (A) with the mixture of 15 chemicals. The mixture exposure results in a reduction of neuron number and volume, marked in red (in green: oligodendrocytes).
Cerveaux d’embryons de xénope (1 semaine post-fécondation), traités (B) ou non (A) avec le mélange de 15 produits chimiques. Le traitement a provoqué une diminution du volume des neurones, marqués en rouge (en vert: les oligodendrocytes). © Bilal Mughal

Fini J.B., Mughal B.B., Le Mével S., Leemans M., Lettmann M., Spirhanzlova P., Affaticati P., Jenett A., Demeneix B.A. Human amniotic fluid contaminants alter thyroid hormone signalling and early brain development in Xenopus embryos. Scientific Reports. 7, 43786 ; doi: 10.1038/srep43786 (2017).

La pollution et les perturbateurs endocriniens pointés du doigt

La Voix du Nord
Par Delphine d’Haenens

Pesticides, plastiques… quotidiennement, des milliers de produits chimiques sont rejetés dans l’environnement : ces perturbateurs endocriniens seraient une des causes de l’altération de notre intelligence, selon la biologiste et professeure au Muséum national d’histoire naturelle de Paris, Barbara Demeneix.

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« L’intelligence et la santé mentale des enfants à naître sont menacées par une exposition continue à des mélanges perturbant les hormones thyroïdiennes dans le corps de la mère, et ce, dès la conception. »

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