Substances chimiques: la Commission pour une réforme d’ampleur

Mediapart
De Cédric Vallet

14/10/2020

@Pixabay

La Commission européenne a présenté mercredi une nouvelle stratégie vis-à-vis de la gestion des produits chimiques. Une « réforme majeure », clament des ONG, qui s’est imposée malgré de fortes résistances internes.

La Commission européenne a proposé ce mercredi 14 octobre des changements en profondeur dans la gestion des 140 000 substances chimiques mises sur le marché européen, dont 74 % peuvent s’avérer dangereuses pour la santé humaine ou l’environnement.

>> Lire la suite

De l’eau, oui, mais en bouteille ou au robinet ?

La Croix
De Sophie Viguier-Vinson

10/12/2020

@Pixabay

Si tout le monde s’accorde pour nous recommander de boire beaucoup d’eau, le débat devient plus vif quand il s’agit de choisir quelle eau. Écologie, pollution, économies, santé… Entre eau minérale et eau courante, tout ne se vaut pas. Cas de conscience.

J’adore mon eau minérale, son goût, ses bulles délicates. Je l’aime aussi plate pour le sport, ou bien dosée en magnésium pour l’humeur et la digestion à mes heures… Elle flatte mes papilles, contribue à préserver ma santé, car de fait, j’en bois plus ainsi, comme me l’a recommandé le médecin. « 1,5 litre par jour minimum », a-t-il insisté, pour être bien hydratée.

Sauf que chacune de mes bouteilles préférées rejoint la montagne de déchets à recycler, quand elle ne finit pas dans le fond encombré des océans. Je le sais, je les vois, je ne peux plus oublier leur poids dans le bilan carbone de la planète et sur la biodiversité, au point que l’amertume s’est infiltrée dans les molécules d’H2O.

« En France, 25 millions de bouteilles en plastique sont utilisées chaque jour et 42 % ne sont pas recyclées en Europe », rappelle Marillys Macé, directrice générale du Centre d’information de l’eau fondé par les distributeurs Veolia, Suez et Saur. De quoi gonfler mes scrupules et forcer le retour à la source domestique, celle du robinet. Sans hésitation ?

>> Lire la suite

Faut-il avoir peur de l’eau du robinet ?

France Culture – La Question du Jour
Par Guillaume Erner

@Pixabay

Mercredi 17 juin 2020, l’association de défense de l’environnement « Générations futures » rendait public un rapport sur la présence de résidus de pesticides dans l’eau du robinet. Faut-il s’en inquiéter ?

Faut-il s’inquiéter des traces de pesticides retrouvées dans l’eau du robinet ? Mercredi 17 juin 2020, l’association de défense de l’environnement « Générations futures », rendait public un rapport répertoriant un certain nombre de substances chimiques détectées dans l’eau du robinet de la quasi totalité des départements français. Conclusion, des résidus de pesticides cancérogènes, potentiellement perturbateurs endocriniens sont présents dans nos réseaux d’eau potable. Pourquoi ? Qu’est-ce que cela signifie ? Est-ce dangereux pour la santé ?

Guillaume Erner reçoit Barbara Demeneix, biologiste, professeure émérite au Muséum National d’Histoire Naturelle, auteure notamment de « Cocktail toxique : comment les perturbateurs endocriniens empoisonnent notre cerveau », ed. Odile Jacob.

>> Ecouter l’émission

Coronavirus : la menace d’une hausse de l’utilisation des combustibles fossiles

Le Point Économie
Par Le Point

@Pixabay

La baisse du prix du pétrole pourrait inciter l’industrie pétrochimique à investir davantage dans les usines produisant pesticides, engrais et plastiques (source AFP). C’est une conséquence potentielle inattendue de la crise du coronavirus. Si certains espèrent y voir l’opportunité d’une transition écologique, c’est le contraire qui pourrait se dérouler, selon un commentaire publié jeudi par The Lancet. 

La chute du prix du pétrole pourrait provoquer une augmentation de la production des pesticides, des engrais ou encore du plastique. “L’industrie pétrochimique pourrait profiter de la baisse du prix du pétrole pour investir encore davantage dans les usines qui produisent des pesticides, des engrais et des plastiques”, explique à l’Agence France-Presse Barbara Demeneix du Muséum national d’Histoire naturelle, auteure de ce commentaire dans la prestigieuse revue médicale.

>> Lire la suite

Tribune : Perturbateurs endocriniens: le niveau de protection actuel est-il illusoire?

Mediapart – Le Club
Par Les invités de Mediapart

tribune10.10.jpg

« Il est temps que, face à la menace des perturbateurs endocriniens et au temps perdu du fait de la pression des lobbies, la politique européenne privilégie enfin la santé environnementale », alerte un collectif de chercheurs et de médecins au sujet de la contamination chimique de notre environnement et de nos organismes. Ils appellent à mettre en place le principe de précaution, « l’un des fondements de la législation européenne ».

La contamination chimique de notre environnement et de nos organismes est une composante majeure de la crise écologique actuelle, particulièrement par les perturbateurs endocriniens (PE). Dans le cadre du règlement « pesticides », l’Union Européenne a adopté une définition fin 2017, mais celle-ci permet-elle vraiment de protéger les populations ? Autrement dit, se contente-t-elle d’éliminer quelques molécules ou met-elle en oeuvre le principe de précaution pourtant l’un des fondements de la législation européenne ?

>> Lire la suite

 

Les pesticides, principale cause de la disparition des oiseaux en France

France Inter – Secrets d’info 
Par Jacques Monin, Philippe Reltien et Cellule investigation de Radio France

oiseau.jpg

©Pixabay

Enquête – Comment expliquer l’alarmante disparition de millions d’oiseaux ces dernières années ? Le dérèglement climatique désoriente les oiseaux migrateurs, mais le premier coupable est une molécule chimique : l’imidaclopride, qui agit sur eux comme un poison à mort lente lorsqu’ils picorent par exemple des graines enrobées de pesticides semées dans les champs.

Retrouvez Barbara Demeneix à 00:09:34 et à 00:19:13

>>(Re)découvrir l’article France Culture

>> (Ré)écouter l’émission France Inter

Le Maine Livres : Le Cerveau Endommagé

Le Maine Libre – Livres
Par Frédérique Bréhaut

DemeneixBarbara_LeMaineLivres

© Hervé PETITBON

Dans la cour hors d’âge des laboratoires du Muséum d’Histoire naturelle de Paris, Barbara Demeneix, sécateur en main, toise le pot où s’obstine un rosier malingre. « Montez dans mon bureau, je m’occupe d’abord du rosier ».

La biologiste spécialiste mondiale des perturbateurs endocriniens garde de ses racines galloises et d’une grand-mère aux mains vertes, le goût des jardins. Même devant un rosier fatigué « qui au moins n’est pas traité aux pesticides », assure-t-elle.

Car les recherches de cette éminente scientifique dénoncent l’effarante toxicité des perturbateurs endocriniens. Bisphénol A, Distilbène, phtalates, mercure, sont parmi les plus connus des composés chimiques dont l’absorption entre autres méfaits sur la santé, altère le développement du cerveau.

« En 1962, la biologiste américaine Rachel Carson prédisait déjà que les effets du DDT affecteraient les humains. Le terme de perturbateur endocrinien est apparu en 1992, moment où le processus a été nommé »…

>> Lire la suite

Best Health Radio – Your child’s thyroid, brain and IQ

Dr. Berkson’s Best Health Radio 

Episode 57: Dr. Barbara Demeneix – Toxic Cocktail – Your child’s thyroid, brain and IQ

DrBerksonBestHealthRadio

All earth’s populations are struggling with pollution. There are over 700,000 pollution related deaths a year, but what about your baby’s brain? Dr. Barbara Demeneix is a scientist and professor at the Sorbonne University, Paris, France. Dr B’s 40-year career focus has been on endocrinology with a particular investigation of the thyroid gland and its essential role in intelligence.

Identification of Endocrine Disruptors – Open Letter to the EU Ministers of Environment, Health and Agriculture and EU Health Commissioner

Subject: Open Letter to the EU Ministers of Environment, Health and Agriculture and to the EU Health Commissioner regarding the identification of Endocrine Disruptors in the EU. Date: 6 Apr 2017.

>> Read the open letter

“History is the sum total of things that could have been avoided”. These words of Konrad Adenauer, a founding father of the European Union, are especially pertinent today. For the last four years the European Union has been wrangling over the definition of endocrine disruptors, thereby blocking the application of long-standing European legislation on these chemicals, including the Pesticides (Plant Protection Product) and Biocides regulations, designed to limit their health and environmental impacts. However, as early as 2002 the World Health Organization (WHO) proposed a definition of endocrine disruptors. Here we call on the EU’s Environment, Health and Agriculture Ministers and on the Health Commissioner to heed the scientific community not to attempt bending scientific definitions for political or economic purposes. In practice this implies to abandon the derogation that would not allow pesticides and biocides developed in order to affect target organisms via their endocrine systems to be recognized as endocrine disruptors.

First signatories: Rémy Slama (Environmental Epidemiologist, Inserm, France), Barbara Demeneix (Endocrinologist, Museum National d’Histoire Naturelle, France), Jean-Pierre Bourguignon (Pediatric Endocrinologist, Belgium), Andreas Kortenkamp (Toxicologist, Brunel University, UK), Andrea Lenzi (President of the Italian Society of Endocrinology, Sapienza University of Rome, Italy), Giancarlo Panzica (Neuro-endocrinologist, University of Turin, Italy), R. Thomas Zoeller (Endocrinologist, Amherst University, USA), Leonardo Trasande (Environmental Epidemiologist, New-York University, USA), Russ Hauser (Environmental and reproductive epidemiologist, Harvard University, USA), Richard Ivell (Endocrinologist, Nottingham University, UK), Ezio Ghigo (Past president of the Italian Society of Endocrinology, University of Turin, Italy), Martine Vrijheid (Environmental Epidemiologist, ISGlobal, Spain), Cécile Chevrier (Environmental Epidemiologist, Inserm, France), Merete Eggesbø (Environmental Epidemiologist, NIPH, Norway), Joseph Braun (Environmental epidemiologist, Brown University, USA), Ana Soto (Endocrinologist, Tufts University, USA), Carlos Sonnenschein (Tufts University, USA).

L’énigme de l’autisme

ARTE

artefuture

De nombreuses études mettent en évidence une augmentation vertigineuse des cas d’autisme et des troubles de l’attention chez les enfants. Les perturbateurs endocriniens sont en cause.

Production : Les films de l’aiguemarine
Réalisation : David Bornstein

Zoom sur les perturbateurs endocriniens sur France Inter

France Inter – Le téléphone sonne
Par Nicolas Demorand

640_maxnewsworldfour129359

La plupart des mueslis contiennent des pesticides. D’après une enquête de Générations Futures, tous les mueslis non bio contiennent des résidus de pesticides, dont certains sont des perturbateurs endocriniens. ©Maxppp / Le Républicain Lorrain

La Commission européenne a renoncé en décembre à soumettre au vote sa proposition de réglementation des perturbateurs endocriniens.

Couches pour bébés, shampoing, dentifrices, cosmétiques, plastiques, l’eau, les pesticides… La liste n’est pas close mais elle donne une idée de l’ampleur, de l’emprise des perturbateurs endocriniens. On les soupçonne fortement d’être responsables de nombreuses maladies modernes qui seront détaillées dans l’émission.

Invitées de l’émission:
Barbara Demeneix et Stéphane Horel

>> Réécouter l’émission