Ce qui nous ronge le cerveau : enquête sur l’effondrement général du QI

Marianne 
Par Emmanuel Lemieux

thought-2123970_960_720

© Pixabay

Selon Barbara Demeneix, spécialiste des perturbateurs endocriniens, tout concorde pour un effondrement massif de notre QI. Passage au scanner de ce qui nous grignote l’intelligence.

Elle porte un joli chapeau de paille et nous répond avec un délicieux accent anglais, Barbara Demeneix, endocrinologue au CNRS et ancienne codirectrice du labo Evolution des régulations endocriniennes du Muséum national d’Histoire naturelle. Mais cela atténue à peine l’état des lieux terrifiant qu’elle établit depuis des années. Celui de la chimie et des perturbateurs endocriniens qui sont, selon ses études et hypothèses, une menace certaine pour notre quotient intellectuel. L’effondrement de nos sociétés viendra peut-être par le cerveau. Et cela a déjà commencé. Interrompant notre entretien, elle rend d’autorité au garçon de café un peu décontenancé les innocentes pailles en polypropylène de nos Perrier-rondelle : les poisons plastifiés ne passeront pas par elle.

Les perturbateurs endocriniens, avec des molécules chimiques qui ont été multipliées par 300 depuis les années 70, colonisent notre quotidien, nos organismes et nos pensées. Les fœtus du XXIe siècle baignent désormais dans un liquide amniotique qui, si l’on force le trait, relève plus de la cuve d’usine de type Seveso que du lac de montagne niché dans une vallée préservée – alors que l’on recommande aux mamans de ne surtout pas prendre de médicaments. Les impacts sont encore mal connus, mais néanmoins inquiétants. Dans le liquide amniotique, on repère désormais le bisphénol qui a franchi sans problème la barrière placentaire.

>> Lire la suite de l’article (Abonnés)

Santé : un pesticide dangereux toujours autorisé en Europe

France 3  – JT

Fr3_180619

Le début d’un possible scandale sanitaire. Depuis cinquante ans, l’agriculture utilise le chlorpyrifos pour tuer les chenilles et autres pucerons. Un pesticide qui laisse des traces sur le cerveau. De nombreuses études montrent les dangers encourus pour les enfants exposés durant la grossesse. “On a bien démontré que non seulement ça a un effet négatif sur le quotient intellectuel de l’enfant, mais que l’enfant a de plus forts risques de naître autiste”, développe le Pr Barbara Demeneix du CNRS.

>> (RE)découvrir la vidéo

Chlorpyrifos : les dangers ignorés d’un pesticide toxique

Le Monde
Par Stéphane Horel

C’est une famille de pesticides qui vole en moyenne 2,5 points de quotient intellectuel (QI) à chaque enfant européen. Son principal représentant, comme beaucoup de produits chimiques, porte un nom compliqué qui lui garantit le confort d’un certain anonymat. Pourtant, il contamine notre vie quotidienne. D’abord pulvérisé sur les cultures pour éliminer pucerons ou chenilles, le chlorpyrifos poursuit son existence sous la forme de traces dans les oranges, les pommes, la laitue, l’urine des enfants et le cordon ombilical des femmes enceintes.

Au fil d’un demi-siècle de pulvérisation, les données scientifiques se sont accumulées sur les effets nocifs de cet insecticide. Censé remplacer le DDT et ses effets délétères en 1965, le produit de la firme américaine Dow endommage en fait le cerveau des enfants de manière irréversible.

 

« On peut se demander pourquoi il n’a pas déjà été interdit. Le chlorpyrifos est toxique pour le système nerveux central, c’est-à-dire neurotoxique, et c’est un perturbateur endocrinien qui agit notamment sur la signalisation thyroïdienne. Il peut donc interférer avec le développement du cerveau. ».   Barbara Demeneix

>> Lire la suite (abonnés)

Quels sont les effets des produits chimiques sur notre santé ?

France Inter – Les Savanturiers
Par Fabienne Chauvière

Capturefranceinter

Une chercheuse du Muséum national d’Histoire naturelle se bat contre les perturbateurs endocriniens.

Barbara Demeneix est anglaise, spécialiste mondiale des perturbateurs endocriniens, cette grande biologiste est Professeure au Muséum National d’Histoire Naturelle. Ce qu’elle raconte est sidérant : les pesticides, les plastiques ou les résidus de médicaments rejetés dans notre environnement affectent le développement du cerveau des enfants alors qu’il sont encore dans le ventre de leur mère. Barbara Demeneix, est très engagée dans le lutte contre les substances chimiques qui affectent notre système hormonal. Elle vient, avec son collègue Rémy Slama, de remettre un rapport au parlement européen.

>> (Ré)écouter l’émission

Ceremony of the award of Commandeur of the National Order of Merit

On April 19th, 2019, Barbara Demeneix was appointed to the rank of Commander in the National Order of Merit by Prime Minister Edouard Philippe. 

Speech by Prime Minister Edouard Philippe for the appointment of Barbara Demeneix to the rank of Commander in the National Order of Merit

“Ladies and gentlemen,

Dear Barbara Demeneix,

We are becoming increasingly stupid. Even though, thanks to you, dear Barbara Demeneix, we are already a little less so, precisely because we are aware of it. Let’s check on that immediately by asking those present to answer two riddles.

The first: what’s the difference between a tadpole and a human being? None, when it comes to the thyroid. Our hormones are the same. In the words of Jacques Legrand, “Without a minimum of thyroid hormone at the right time, a tadpole does not become a frog and a human baby becomes a cretin.”

>> Read the speech

Barbara Demeneix’s speech 

“Mr Prime Minister,

Madam Environment Counsellor,

Presidents of the CNRS and the National Museum of Natural History, dear colleagues and friends,

I am very greatly honoured today to receive the award of Commander of the National Order of Merit from the Prime Minister.

My thanks go first of all to the presidents of the National Museum of Natural History and the CNRS, two institutions that I have been proud to serve for more than 25 years and which have always strongly supported me in my work – and without that support my team and I could never have accomplished so much over the years.”

>> Read the speech

Wir waren mal schlauer

Die Ziet
Von Nataly Bleuel,  Nike Heinen und Tanja Stelzer

Intelligenzquotient: Mit einem IQ von unter 85 gilt man als unterdurchschnittlich, über 115 als überdurchschnittlich intelligent.Mit einem IQ von unter 85 gilt man als unterdurchschnittlich, von über 115 als überdurchschnittlich intelligent. © Jewgeni Roppel

Lange stieg der IQ in Industrienationen, seit einigen Jahren aber sinkt er. Die Gründe dafür haben Sprengkraft für Gesellschaften – und viele Leser interessiert.

>> Lesen sie mehr