Pesticide pyriproxyfène–virus Zika : découverte d’une alliance tragique pour le développement cérébral

The Conversation

De Pieter Vancamp et Barbara A. Demeneix

12/09/2021

@Pixabay

L’épidémie de Covid-19 a été, et est encore, dévastatrice. Tout le monde a été touché, et le bilan humain est énorme. Mais si, pour beaucoup, l’épidémie semble sans précédent, les maladies infectieuses propagées par les virus ont toujours représenté un danger pour la santé. Au-delà de ce danger immémorial, une question fondamentale en science est de savoir comment les virus (et les maladies associées) sont affectés par les différentes inventions humaines. Dans notre dernière étude, nous montrons comment un pesticide, le pyriproxyfène, peut aggraver les effets du virus Zika sur le développement cérébral d’un fœtus.

L’impact inattendu de l’alliance Zika-pyriproxyfène

Nous sommes remontés six ans en arrière au Brésil, en 2015, lorsque le nombre de bébés nés avec une petite tête et un petit cerveau a brutalement explosé. Ces graves déformations les ont laissés handicapés à vie, et ont suscité une inquiétude mondiale. Ces cas de « microcéphalie » ont rapidement été associés au fait que les mères enceintes avaient été infectées par le virus Zika. Ce virus pénètre et tue les cellules qui forment le cerveau, ce qui entrave son bon développement.

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Thyroïde : le manque d’iode perturbe notre cerveau (Pleine Vie)

Pleine Vie
Par Christine Vilnet

La pollution chimique peut rentre difficile l’assimilation de l’iode dont le déficit met en danger notre cerveau et l’état général. Quelles mesures prendre ?

Pour fonctionner la thyroïde a besoin de deux éléments clés : l’iode et le sélénium issus de l’alimentation. Grâce à eux, elle sécrète des hormones thyroïdiennes (T3 et T4) indispensables à la régulation de tout l’organisme (cœur, digestion, système nerveux).
On sait que si l’on manque d’iode et que la thyroïde est ralentie (hypothyroïdie), on peut devenir déprimé, avoir des pertes de mémoire, prendre du poids.

Ce risque de déficience en iode peut être aussi dramatique chez des femmes enceintes mais il est tout aussi préoccupant dans toute la population, en raison des liens entre la thyroïde et le cerveau. « Tout le monde a besoin d’iode ; à tout âge, les hormones thyroïdiennes sont nécessaires au maintien de la fonction cérébrale », nous dit Barbara Demeneix, biologiste et auteure de « Cocktail toxique, comment les perturbateurs endocriniens empoisonnent notre cerveau », paru chez Odile Jacob.

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Perturbateurs endocriniens : le grand péril pour le cerveau ? (Science & Vie)

Science & Vie
Par Adeline Colonat

Ces substances chimiques responsables de troubles hormonaux parviendraient à atteindre le cerveau des foetus en modifiant l’activité des hormones… et par là même en réduisant les capacités cérébrales.

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© Pixabay

On les trouve dans nos aliments, les cosmétiques, les textiles, les emballages plastique… Autant dire partout. Ils s’appellent pesticides, phtalates, bisphénol, PCB, parabène… Tous sont des “perturbateurs endocriniens”.

Car ces molécules de synthèse ont une structure si proche de celle de nos hormones qu’elles interfèrent avec notre système endocrinien, produisant des effets délétères – en particulier sur le développement de l’appareil reproducteur, l’âge de la puberté (toujours plus précoce) ou le risque de cancer hormono-dépendant. Mais les perturbateurs endocriniens affecteraient aussi notre cerveau, d’après un nombre croissant d’études synthétisées par Barbara Demeneix, du laboratoire Evolution des régulations endocriniennes (CNRS/MNHN) et dont faisait état un récent documentaire diffusé sur Arte.

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Les perturbateurs endocriniens empoisonnent les cerveaux des fœtus (Ouest France)

Ouest France
Par Samuel Nohra

Conférence au CHU de Rennes le jeudi 5 avril 2018 à 18h30. 

Ils sont omniprésents dans notre environnement et dans notre nourriture et aussi dans nos corps. Les perturbateurs endocriniens! Ces cocktails de molécules chimiques se transmettent aussi dans le fœtus via la maman et toucheraient le développement du cerveau. Des spécialistes dont Barbara Demeneix, professeure au laboratoire d’évolution des régulations endocriniennes au muséum d’histoire naturelle de Paris en parleront lors d’une conférence au CHU ce jeudi 5 avril.

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© L’échographie d’un fœtus | Ouest France

Barbara Demeneix : “Les perturbateurs endocriniens nuisent au bon développement du cerveau” (Magazine La Recherche)

La Recherche
Propos recueillis par Bérénice Robert (mensuel 533)

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© La Recherche

Scientifique engagée dans la lutte contre les substances chimiques qui affectent notre système hormonal, massivement présentes tout autour de nous, dans la nourriture, l’eau ou les cosmétiques, Barbara Demeneix a étudié leur nocivité, en particulier leur impact sur l’hormone thyroïdienne.

Dans le cadre du règlement européen sur les pesticides, les 28 pays de l’Union européenne, représentés par un comité d’experts, ont adopté, le 13 décembre 2017, une définition des perturbateurs endocriniens à partir de critères établis par la Commission européenne. Une nouvelle qui a réjoui Barbara Demeneix, professeure au Muséum national d’histoire naturelle, à Paris. L’endocrinologue d’origine britannique s’est spécialisée dans l’étude de l’hormone thyroïdienne, indispensable au développement du cerveau. Au cours de ses nombreux travaux sur le sujet, elle a pu observer comment les multiples composés chimiques qui polluent notre environnement, et en particulier les perturbateurs endocriniens, affectent la production de cette hormone. Elles perturbent par là même le développement cérébral des nouvelles générations. Face à la baisse générale du quotient intellectuel et à l’augmentation du nombre de troubles du spectre autistique, Barbara Demeneix plaide en faveur d’une meilleure législation.

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Baisse du QI, troubles de la mémoire, autisme: comment la pollution affecte notre cerveau (Europe 1)

Europe 1
Par Thibauld Mathieu

Si le lien entre pollution et maladies respiratoires et cardiovasculaires est aujourd’hui largement reconnu, de plus en plus d’études attestent aussi de ses effets sur le cerveau.

De quelle pollution parle-t-on ? Plomb, cadmium, mercure… Le cerveau est d’abord altéré par les métaux présents dans l’air, dans les sols, dans l’eau des rivières. Mais la pollution de l’air existe aussi à l’intérieur des locaux, dans les écoles notamment. Des milliers de produits chimiques sont ainsi capables d’interférer avec notre système endocrinien. C’est le cas des retardateurs de flammes, des imperméabilisants dans les vêtements, des emballages plastiques ou encore des pesticides, comme le DDT (dichlorodiphényltrichloroéthane). Interdit depuis les années 1970, cet insecticide agit encore sur notre organisme.

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La biologiste qui traque les perturbateurs endocriniens (Le Point)

Le Point
Par Béatrice Parrino

Auteur de “Cocktail toxique” (Odile Jacob), Barbara Demeneix analyse les effets de la chimie sur le cerveau.

« Nombre de produits chimiques présents dans notre environnement interfèrent avec l’un des principaux régulateurs du développement du cerveau : l’hormone thyroïdienne » 

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© Julien Faure, le 25 octobre 2017, pour “Le Point”

On appelle ces substances des perturbateurs endocriniens… Parce qu’ils contiennent des molécules de chlore, de brome ou encore du fluor, ils viennent interférer avec l’iode, essentiel au fonctionnement de la thyroïde – leurs structures chimiques sont proches. Ces perturbateurs sont partout : dans nos aliments, dans l’air, dans nos vêtements, dans nos cosmétiques, dans nos détergents, dans les jouets… Impossible de vivre sans, où que l’on habite sur Terre. Citadins et campagnards, habitants des pays développés et de contrées plus pauvres, nous baignons tous dans une bouillante marmite chimique. En Europe, 143 000 substances sont sur le marché… Quant à la production de l’industrie chimique, elle a été multipliée par 300 depuis les années 1970.

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Perturbateurs endocriniens : Alerte sur tous les fronts

Politis
Par Vanina Delmas

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Dossier :

Obésité, troubles autistiques, malformations génitales… Des chercheurs tentent de sensibiliser la population et les professionnels de santé aux risques sanitaires causés par les perturbateurs endocriniens.

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