Polluants : alerte à l’exposition généralisée

Sciences et Vie
Par Elsa Abdoun

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©Pixabay

Perturbateurs endocriniens, probables cancérigènes… Selon une récente étude portant sur près de 70 substances jugées préoccupantes, les Français s’avèrent massivement contaminés. Mais si l’étude alerte, elle offre aussi des pistes pour se protéger.

Six catégories de  molécules ont été étudiées par l’agence nationale de santé publique française : bisphénols, phtalates et parabènes (des perturbateurs endocriniens suspectés ou avérés), éthers de glycol (suspectés d’altérer les capacités reproductives et le développement du foetus), composés perfluorés et retardateurs de flammes bromés (suspectés de multiples effets toxiques). Résultat : l’exposition est généralisée. Les bisphénols A, S et F, plusieurs éthers de glycol et les principaux composés perfluorés étudiés ont été retrouvés dans 100 % des échantillons, tandis qu’au moins un type de parabène et la plupart des phtalates se retrouvaient respectivement chez près de 90 % et plus de 80 % de l’échantillon représentatif de la population française.

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Perturbateurs endocriniens : le grand péril pour le cerveau ? (Science & Vie)

Science & Vie
Par Adeline Colonat

Ces substances chimiques responsables de troubles hormonaux parviendraient à atteindre le cerveau des foetus en modifiant l’activité des hormones… et par là même en réduisant les capacités cérébrales.

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© Pixabay

On les trouve dans nos aliments, les cosmétiques, les textiles, les emballages plastique… Autant dire partout. Ils s’appellent pesticides, phtalates, bisphénol, PCB, parabène… Tous sont des “perturbateurs endocriniens”.

Car ces molécules de synthèse ont une structure si proche de celle de nos hormones qu’elles interfèrent avec notre système endocrinien, produisant des effets délétères – en particulier sur le développement de l’appareil reproducteur, l’âge de la puberté (toujours plus précoce) ou le risque de cancer hormono-dépendant. Mais les perturbateurs endocriniens affecteraient aussi notre cerveau, d’après un nombre croissant d’études synthétisées par Barbara Demeneix, du laboratoire Evolution des régulations endocriniennes (CNRS/MNHN) et dont faisait état un récent documentaire diffusé sur Arte.

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